La recherche multidisciplinaire menée au sein de l’UR porte sur la compréhension du vivant d’un point de vue fonctionnel et évolutif, de l’échelle de la molécule, des cellules et organismes à celle de systèmes biologiques complexes.

Au niveau moléculaire, les recherches concernent les macromolécules biologiques, principalement des protéines étudiées aux niveaux structural et fonctionnel par les méthodes de biochimie, de biophysique, d’enzymologie, et de cristallographie des rayons X. Ces recherches visent à déterminer la conformation de ces macromolécules, leurs voies de repliement, leur stabilité, leurs propriétés fonctionnelles, leurs interactions avec d’autres molécules. La régulation de ces interactions est également étudiée dans des assemblages macromoléculaires.

Les cellules et les organismes sont étudiés pour leur physiologie, leur développement, leur génétique et leur évolution. Les espèces choisies représentent tous les règnes du monde vivant avec les archées, les bactéries, les microalgues, les champignons, les plantes et les animaux. Les métabolismes primaires (respiration, photosynthèse, nutrition, croissance, division cellulaire,...) et secondaires (production de toxines, pigments, antibiotiques,...) sont analysés. Un autre volet de la recherche concerne les mécanismes de résistance aux agents toxiques (antibiotiques, métaux) ou aux conditions environnementales extrêmes (régions polaires, sites pollués, milieux karstiques).

L’échelle des systèmes est couverte à la fois par des études fonctionnelles et phylogénétiques, notamment à l'aide d'outils provenant du domaine de la biologie computationelle. La biologie des systèmes vise l’inférence in silico de réseaux de régulation génétiques ou métaboliques associés à des processus physiologiques ou développementaux. Les approches génomiques et phylogénétiques permettent d’analyser la phylogénie et l’évolution des espèces ou des communautés naturelles, leur dispersion et leur adaptation aux conditions toujours changeantes de leur environnement. Ils sont également utilisés au sein de l’UR pour aborder des questions plus générales de l’évolution des premiers organismes eucaryotes et photosynthétiques. Les recherches in vivo vont des interactions entre organismes (symbioses, compétition, mutualisme, interactions plantes-pathogènes, biofilms) à l'étude du fonctionnement des écosystèmes terrestres (prairies, forêts, grottes) et à l’exploration de la biodiversité (bactérienne, végétale et animale). 

modifié le 21/03/2019

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